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PRESS NEWS : Pour le milieu Thibault Pasdeloup, le jeu de La Charité "a bien marché pendant un an, ça marchera à nouveau"

20 octobre 2018 - 06:50

À la veille de recevoir le Racing Besançon, un concurrent pour le maintien, le milieu de terrain charitois Thibault Pasdeloup croit dans les capacités de son équipe de s’en sortir, après avoir dû affronter tous les gros de la poule.

 Tout commence samedi 20 octobre. Ce pourrait être le résumé de la situation de La Charité. Après six journées, les joueurs de Gaston Diamé n'ont pris qu'un point et sont derniers de la poule E. Mais ils ont affronté cinq des six premiers et ont fait match nul chez le neuvième (Jura Dolois).

 À partir de samedi, les Nivernais vont démarrer "leur" championnat, celui du maintien, contre le Racing Besançon, onzième. Pour Thibault Pasdeloup, milieu de terrain charitois, ce match a une autre importance, puisqu'il retrouve un club pour lequel il a joué pendant une saison. À seulement 25 ans, il fait pourtant partie des joueurs d'expérience de la jeune équipe.

On n'a toujours pas gagné et c'est de plus en plus dur mentalement. Mais on a joué les gros et maintenant, on va s'attaquer à des équipes plus abordables. Je ne vais pas dire qu'elles sont de notre niveau puisqu'on est dernier.

Retrouver un ancien club doit être un moment spécial, n'est-ce pas ?
Oui, il y a encore pas mal de monde que j'ai connu là-bas qui y est encore. Je connais bien l'histoire du club, le niveau de l'équipe. Et puis, je m'étais beaucoup attaché à cette ville.

 Mais le match sera trop important pour y mettre des sentiments.
Tout à fait. Et c'est encore plus important pour nous. On n'a toujours pas gagné et c'est de plus en plus dur mentalement. Mais on a joué les gros et maintenant, on va s'attaquer à des équipes plus abordables. Je ne vais pas dire qu'elles sont de notre niveau puisqu'on est dernier.

 Vous dites que c'est dur mentalement. Les joueurs doutent ?
Le problème, c'est qu'on est une équipe jeune et que, pendant deux ans, on n'a pas connu la défaite. Là, on en a beaucoup et, dans certaines têtes, ça peut commencer à douter. Mais, dans le foot, tout peut aller très vite. On ne peut pas se permettre de ne pas être tous ensemble. Dans ces moments-là, il faut aussi des leaders.

Et y a-t-il des leaders justement ?

Oui, bien sûr. Jessy Bourahli, Maxime Charetier ou moi, on prend la parole. Mais il y a aussi des joueurs plus jeunes qui commencent à s'affirmer, comme Abdel Touré par exemple. Peu importe l'âge si un joueur a des choses à dire.

 Avez-vous été surpris par le niveau de la N3 ?
Nous ne sommes pas beaucoup à avoir connu ce niveau avant. Certains ont juste joué en PH et DH (R2 et R1) avant. Mais n'oublions pas qu'on a joué les plus gros. On ne va pas dire qu'on savait qu'on allait prendre beaucoup de points…

 Qu'est-ce qui manque dans le jeu de La Charité ?
Je ne trouve pas qu'on a été nul. C'est juste qu'on a pris beaucoup de buts sur des erreurs individuelles et, contre les grosses équipes, ça ne pardonne pas. Peut-être qu'il faut encore plus d'envie, qu'on n'ait pas peur de mettre le pied. Notre jeu a bien marché pendant un an, ça marchera à nouveau.

 Tactiquement, allez-vous aborder ce match différemment ?
Selon les adversaires, on peut jouer avec un bloc bas, un bloc médian ou bien en allant les chercher haut. Le coach fait en sorte qu'on s'adapte à l'équipe d'en face.

 Et vous, à quelle position préférez-vous jouer ?
On joue parfois avec deux 6 (milieux défensifs), parfois avec un 6 et deux 8 (milieux relayeurs). J'aime cette seconde formule, en étant 6. J'ai besoin de toucher le ballon. Et puis, avec deux joueurs devant moi, je peux les faire sortir tout en les couvrant. J'ai aussi plus d'espace pour jouer long.

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