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PRESS NEWS : La Nièvre, département de foot avec "de fortes valeurs associatives" et "du potentiel"

30 décembre 2018 - 08:30

 

Arrivé en août, Sébastien Lemercier (44 ans) est le nouveau cadre technique départemental. Il donne sa vision du football nivernais.

Retenu en sélection régionale jeunes, puis joueur de niveau régional à Saint-Amand-Montrond, le nouveau cadre technique départemental (CTD) a accompli des études Staps avant d'intégrer le district du Cher où il assurait également ce poste de CTD en charge du projet Performance. Contrairement à Johan Radet (parti pour être responsable du pôle espoirs de Lyon), qui travaillait dans la Nièvre et l'Yonne), Sébastien Lemercier bénéficiera du choix de la ligue de placer un CTD par département.

 Quels sont vos objectifs en arrivant dans la Nièvre ?
Ma fiche de mission officielle est de suivre et d'accompagner les clubs dans le cadre du label fédéral. J'ai donc commencé par faire un état des lieux dans toutes les dimensions : le sportif, l'encadrement technique, les dirigeants, en m'intéressant en particulier aux clubs régionaux, tandis que Nicolas Trepka fait ce travail avec les clubs départementaux.

 J'ai aussi l'objectif d'organiser la détection et les centres de perfectionnement, en misant en particulier sur les U14 et U15 pour essayer d'offrir la chance à quelques-uns d'intégrer la sélection régionale.

 Quel est votre regard sur ce département après ces premières observations ?
Comme le Cher, la Nièvre est un département rural où il y a beaucoup de petits clubs. J'ai constaté qu'il n'y avait pas de terrain synthétique, contrairement au Cher où il y en a une dizaine qui favorisent les conditions d'entraînement et l'apprentissage, surtout en hiver. Mais à part ça, j'ai trouvé un département qui possède de fortes valeurs associatives, des clubs très accueillants et qui savent organiser. J'ai rencontré aussi un comité directeur de district qui semble à l'écoute des réelles préoccupations de tous les clubs. C'est un peu ce qui a motivé mon arrivée : travailler avec des gens qui sont réellement au service des footballeurs.

 Quels sont les axes de travail qui vous motivent en particulier ?
Je voudrais défendre cette idée de la fédération : à chaque équipe, un éducateur formé. Tout le monde est gagnant quand un éducateur réussit un entraînement adapté à son public. On rencontre trop souvent un éducateur senior qui garde les exercices de son entraînement pour aller entraîner les petits. C'est important de se former au foot des U9, des U15, au foot féminin ou au foot senior selon les effectifs que l'on nous confie. L'accès à cette formation est simple, les modules par catégorie sont gratuits.

Il faut que les clubs poursuivent le travail dans les écoles de foot pour alimenter les clubs de R1, R2 et R3. Un département de cette taille peut fournir dix à douze bons joueurs régionaux par génération.

Comment jugez-vous les clubs régionaux que vous avez déjà observés ?
Je trouve qu'il y a du potentiel. Par exemple, le Snid a un projet cohérent, avec des joueurs salariés du club qui ne sont pas seulement des joueurs mais des éducateurs intervenant avec beaucoup d'application. Cosne fait également de belles choses en misant beaucoup sur son école de foot qui est bien structurée. Le FC Nevers, qui doit frôler les 500 licenciés, a également du potentiel.

 Il n'y a pourtant qu'un club en division nationale (La Charité) alors qu'il y en a trois dans le Cher.
Cela s'explique essentiellement par le bassin de joueurs disponibles. Il y a 10.000 licenciés dans le Cher et seulement 6.000 dans la Nièvre. Il faut que les clubs poursuivent le travail dans les écoles de foot pour alimenter les clubs de R1, R2 et R3. Un département de cette taille peut fournir dix à douze bons joueurs régionaux par génération, donc ce travail sera payant.

 J'ai remarqué un point faible malgré tout : les sections sportives. La classe foot du collège des Courlis par exemple a peiné à boucler son effectif de joueurs et elle tourne à deux entraînements par semaine, alors qu'auparavant, c'était une valeur forte de la formation des jeunes footballeurs. Il faut s'intéresser aux classes foot pour ne pas laisser au bord de la route un gamin qui a du potentiel.

Le point fort de la Nièvre est le futsal, qui est en avance par rapport aux autres départements de Bourgogne.

Quelle est la situation de la Nièvre par rapport aux différents footballs (futsal, foot féminin, beach soccer, Ufolep) ?
C'est normal que la fédération essaie de s'adapter et propose toutes les offres de pratique, il y a aussi le foot en marchant, le fit-foot. On rencontre une perte de licenciés en seniors et il y a moins d'équipes dans les petites divisions, donc il faut réfléchir aux moyens de fidéliser les licenciés. Le point fort de la Nièvre est le futsal, qui est en avance par rapport aux autres départements de Bourgogne, avec plus de deux cents heures de pratique dans les salles pour les catégories de U11 à U18. Je pense qu'il nous faudra aussi monter des projets de « foot à l'école » pour développer le foot féminin qui ne demande qu'à démarrer avec la prochaine Coupe du monde en France.

Commentaires

DENIS DEPARDIEU 30 décembre 2018 11:54
Dirigeant

J'ai effectivement lu l'article sur le JdC, malheureusement aucune référence au club de La Charité sur Loire, qui a une école de foot compétitive (U7/U9/U11/U13/U17/U18 une section féminine) et un club qui représente La Nièvre au niveau National, il est simplement mentionné le SNID, NEVERS, COSNE !!!!!!!